Panels interdisciplinaires

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1922 – failles, cassures et renouveaux

Salle : Amphithéâtre 220 – Maison des Sciences de l’Homme

Modératrices : Elise Brault-Dreux (DeScripto – LARSH (Université Polytechnique des Hauts-de-France) et Claire Davison (PRISMES – ED 625, Université Sorbonne Nouvelle)

Ce panel interdisciplinaire se propose d’interroger le zeigeist de l’année 1922 au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Année par excellence de « failles, cassures et renouveaux » littéraires, où UlyssesThe Waste LandJacob’s RoomThe Garden PartyBabbitt et bien d’autres encore, fissurent les traditions tout en faisant émerger des couches géologiques enfouies, 1922 est aussi l’année de la naissance de la BBC qui vient faire vibrer les ondes et renouveler l’espace sonore. Les notions de temps et espace sont bouleversées par le déploiement d’un éclectisme sans précédent avec l’engouement nouveau pour l’ethnologie (comme en témoigne la sortie de Nanook of the North de Flaherty) et pour l’Egyptologie (Howard Carter dédie la tombe de Toutankhamon à l’année 1922). Ce « Year One » d’Ezra Pound n’est donc pas seulement esthétique. Une approche interdisciplinaire permettra de mettre en lien tous ces soubresauts et de rapprocher les créations esthétiques aux secousses civilisationnelles (l’après-guerre, la Prohibition), politiques (1922 en Irlande) ou encore linguistiques (1922 voit notamment la parution en anglais du Tractatus Philosophicus de Wittgenstein). 

L’ambition de ce panel, qui prendra la forme d’une table ronde entre spécialistes de littérature, civilisation et linguistique, est donc de saisir l’esprit de 1922 et d’en mesurer les échos et répliques un siècle plus tard exactement. 

Participants (par ordre alphabétique) :

  • Anne-Pascale Bruneau-Rumsey (Maître de Conférences, Université Paris Nanterre).
  • Olivier Coquelin (Maître de Conférences, Université de Caen Normandie)
  • Amélie Ducroux (Maître de Conférences, Université Lumière Lyon 2)
  • Emily Eells (Professeur des Universités, Université Paris Nanterre)

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La mise en scène de soi au prisme de la critique génétique

Salle : Amphithéâtre 219 – Maison des Sciences de l’Homme

Modératrice : Gwendoline Guy (Université de Paris)

Toute œuvre, quel que soit son genre, donne à voir la création d’un mythe de soi. Que le narrateur soit directement identifié comme miroir littéraire de son auteur génétique ou que cette correspondance soit masquée sous les différentes couches interprétatives, nous percevons en tant que lecteur la création d’une mise en scène qui se révèle importante dans l’appréhension du texte fini, lu et exploité. L’étude des brouillons de manuscrits ou de textes inconnus du public permeten effet d’entrevoir les différentes étapes d’écriture qui ont permis à l’auteur de masquer son entreprise, créant ainsi une rupture entre critique et réception. Par l’étude des failles de ce texte soigneusement modifié par son auteur, nous pouvons donc concevoir ces brouillons comme des matériaux essentiels à la compréhension générale du texte, qu’il est possible de rapprocher à des couches géologiques, dans un espace caché, peu exploité et peu visible. L’exploration de cette génétique aide ainsi à voir l’œuvre non pas comme une finalité, mais comme processus toujours renouvelé par son auteur.

Ce panel souhaite se faire le lieu d’étude des failles du processus créatif, que l’objet étudié soit de l’ordre de la correspondance, des manuscrits ou des dossiers de genèse d’œuvres romanesques, théâtrales, poétiques. Comment la mise en scène de soi est-elle construite par l’auteur.e ? De quoi les failles d’un dossier de genèse sont-elles révélatrices ? Quelles opérations de (re)constructions s’opèrent chez le lecteur ou chez le chercheur lors de l’exploration de l’œuvre et de son processus de création ?

Participants (par ordre alphabétique) :

  • Lucie Houdu (Textes et Cultures, Université d’Artois) 
  • Megane Mazé (REMELICE, Université d’Orléans) 
  • Michael Paduano (IDEA, Université de Lorraine)
  • Meritxell Simon-Martin (ITEM – CNRS/ENS)